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Musiciens formateurs

WAED BOUHASSOUN
LUTH ET CHANT

La joueuse de luth et chanteuse syrienne, Waed Bouhassoun possède un timbre de voix d’une qualité rare qui la rapproche des fameuses voix de la chanson arabe des années trente, tel Oum Kalthoum ou Asmahan. Elle s’est vite produite à Paris à la Maison des Cultures du Monde et à l’Institut du Monde Arabe en 2006 avec le plus grand succès.
De retour en Syrie, Waed va enchaîner les concerts notamment à l’Opéra de Damas. Toujours en 2006, elle est l’invitée de nombreux festivals et en 2008, dans le Salon des Ambassadeurs de l’Alhambra de Grenade, elle est, avec Curro et Carlos Piñana, la vedette du concert d’inauguration de « Damas capitale culturelle du monde arabe ». Elle y interprète, en s’accompagnant au oud, des poèmes de Wallada et d’Ibn Zaydoun qu’elle a mis en musique. Le concert est retransmis par plusieurs télévisions du monde arabe. En mars 2008 Waed présente, en création mondiale à l’Auditorium de l’Opéra Bastille à Paris dans le cadre du Festival de l’Imaginaire, des poèmes chantés de la grande mystique Rabi’a al’Adawiya.
Dans les années suivantes, elle a reçu de nombreuses récompenses et s’est imposée en Europe, seule ou accompagnée. Elle est souvent dans les ensembles de Jordi Savall avec qui elle a enregistré récemment plusieurs disques.

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MOSLEM RAHAL
NEY

Diplômé de l’Institut Supérieur de Musique de Damas en 2003, Moslem Rahal choisit de se spécialiser dans la technique du Ney. Soliste dans l’Orchestre Symphonique National de Syrie et membre du Groupe National de Musique Arabe, Il devient professeur de Ney à l’Institut Supérieur de Musique de Damas et à l’Université « Music College » d’Homs. Moslem Rahal est le fondateur et directeur du Shams Ensemble Group. Il a participé à l’Arabic scientific of Music en faveur du développement du Ney et participé aux Rencontres Internationales d’interprètes du Ney pour le 25e Jerash Festival.
Avec l’Orchestre Symphonique de Syrie il a donné de nombreux concerts sous la direction du Maître Misak Bagboderian et dans le monde arabe sous la direction du Maître Soulhi al-Wadj ainsi qu’avec le groupe National de Musique Arabe. Moslem Rahal a écrit un chapitre comme spécialiste de son instrument pour le Dictionnaire Musical du professeur Victor Babinco. Outre son activité de musicien, il est constructeur de Ney et de Kawala. Grâce à ses travaux de recherches musicales et à ses nombreuses collaborations avec des artistes européens, Moslem Rahal est une figure-clé de l’interprétation de la musique orientale au coeur de l’interprétation occidentale.

DRISS EL MALOUMI
OUD

Après avoir parcouru le monde avec Jordi Savall, avec 3MA (Ballaké Sissoko et Rajery), avec Paolo Fresu, Debashish Bhattacharya ou encore Montserrat Figueiras et après avoir prêté son oud à Armand Amar ou à Laurent Voulzy, Driss El Maloumi revient sur ses terres. Vers des espaces qu’il connaît, à Agadir, entre cultures arabe, amazigh, occidentale et sub-saharienne. Son nouvel album « MAKAN » enregistré en trio, avec son jeune frère Saïd El Maloumi et son ami de toujours Houcine Baqir, est sorti en octobre 2013.

Le Marocain Driss El Maloumi rénove le luth arabe avec une classe folle et beaucoup de profondeur. Ancré dans la tradition harmonique et ornementale d’Orient, le maître d’Agadir, compagnon de route de Jordi Savall, en synthétise les couleurs, amazigh, berbères ou andalouses, cultivant la nuance qui fait la différence, flirtant aussi avec le blues. On apprécie la variété et la modernité des modes de jeu ainsi que la subtilité d’un musicien qui se révèle moins dans la démonstration de virtuosité que dans l’élégance du son et la volubilité du swing.

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HAKAN GÜNGÖR
QANUN

Sa virtuosité, son style mélodieux, sa sonorité riche et claire, la tendresse de son mezrab (plectre) font d’Hakan Güngor un joueur de qanûn unique. Bien qu’il ait suivi l’enseignement de son père, joueur de oud, il a préféré se tourner vers des études de musique classique européenne, et s’est passionné pour la composition, l’harmonie et le contrepoint au conservatoire d’Istanbul. Si au départ, le qanûn ne fut pour lui qu’une passion personnelle, son jeu fut bientôt tellement apprécié que le versant oriental de sa formation, surtout la musique ottomane prirent le dessus sur la musique européenne. Hakan Güngor a aussi collaboré avec Kudsi Erguner dès les années 90, et a depuis participé aux concerts et CD réalisés en Europe et en Turquie.
Le qanûn, cithare trapézoïdale, a vingt-quatre triples cordes pincées à l’aide de plectres fixés à chaque index. Une série de clapets métalliques (mandal) permettent de produire des intervalles, nuancés selon les makams. Le grand philosophe Al Farabi est considéré comme l’inventeur de cet instrument au Xe siècle.

YURDAL TOKCAN
OUD

Considéré comme l’un des meilleurs joueurs de oud au monde, son style combine des traditions anciennes avec de nombreuses innovations stylistiques, qui sont également présentes dans son jeu de la guitare sans fret. Ses nouvelles compositions combinent des mélodies riches traditionnelles avec des textures polyphoniques réalisées sur des instruments classiques turcs. Tokcan est diplômé du Conservatoire d’Etat de l’Université Technique d’Istanbul où il enseigne le oud à des étudiants turcs et étrangers. En 1990, il rejoint l’Istanbul State Classical Turkish Ensemble Musique sous la direction artistique de Tanburi Necdet Yasar. Il est membre de l’Istanbul Fasil Ensemble et Istanbul Tasavvuf Music Ensemble et membre fondateur de Istanbul Sazendeleri, un groupe dédié à la présentation des œuvres instrumentales turques. Tokcan a participé à de nombreux enregistrements et a joué au niveau international : aux Pays-Bas avec le groupe de percussions d’Amsterdam et l’Orchestre de chambre dans un programme intitulé European Music Around Oud et avec l’Orchestre philharmonique de Tekfen en Turquie, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Belgique. Tokcan a rejoint Burhan Ocal (percussion), Goksel Baktagir (kanun), Selim Guler (kemence) et Arif Erdebil (ney) en concert, dont l’enregistrement a remporté le prix du «Meilleur album ethnique» en 1998 en France. Il a joué en Israël avec le Groupe Baharat et avec le joueur kanun Goksel Baktagir. Récemment, Tokcan a enregistré et joué avec l’artiste israélien Ladino Hadass Pal Yarden. Son travail peut également être entendu sur Bende Can, un album de ses compositions originales. Tokcan a représenté la Turquie dans plusieurs festivals internationaux : à Dresde, à Thessalonique, en Jordanie, à l’Opéra du Caire et au Japon notamment.

DAUD KHAN SADOZAI
REBAB ET SAROD

Daud Khan, est né à Kaboul en Afghanistan. Il a étudié le rebab avec Ustad Muhammad Umar, le plus célèbre interpète de rebab. La connaissance de la fabrication et du rebab est devenue rare, et Daud Khan essaie de préserver ce style authentique de l’école de son maître. Il a également étudié le sarod, instrument du nord de l’Inde, avec le grand Sarod Maestro UstadAmjad Ali Khan, également fondateur de l’Académie de musique indienne à Cologne. Daud Khan se produit souvent dans toute l’Europe et participe à de grands festivals internationaux de musique. Il a présenté son style sur un USA-Tour 2005. Il a participé à des concerts avec le célèbre instrumentiste Jordi Savall et son ensemble et a participé à de nombreuses productions de CD en tant qu’instrumentiste. Il a joué plusieurs fois en direct de la télévision allemande et sur des programmes de radio. En Inde, il a été honoré deux fois avec le prix Ustad Hafiz Ali Khan (1988/1995)

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BALLAKE SISSOKO
KORA

Autodidacte dans l’apprentissage de la kora, car son père ne souhaitait pas que son premier fils devienne musicien, il intègre, à l’âge de 13 ans, l’Ensemble instrumental du Mali. En 1999, il joue avec un autre musicien malien, Toumani Diabaté, joueur de kora également. En 2000, il crée son groupe baptisé « Mandé Tabolo » et composé de Mama Draba (chant), Fassery Diabaté (balafon), Adama Tounkara (n’goni) et Aboubacar Dembelé (bolon). Il rencontre Vincent Segal lors du festival de jazz d’Amiens. En 2009, ils enregistrent ensemble le disque Chamber Music, puis Musique de nuit en 2015.

2008 : World Music Charts Europe 2008
2009 : Victoire du Jazz du meilleur album international pour Chamber Music avec Vincent Ségal.
2016 : Nommé aux Victoires de la musique pour l’album de musiques du monde de l’année avec Musique de Nuit.

DIMITRI PSONIS
SANTOUR

Né en Grèce en 1961, il commence sa carrière à onze ans par la guitare classique, mais apprend bientôt plusieurs autres instruments. À dix-huit ans, il débute l’étude du santour (gr. «santouri») avec son professeur, Tasos Diakoyorgis, et celle de la composition auprès du chef d’orchestre et compositeur Yannis Ioanidis. Il part ensuite pour Madrid et pour Amsterdam et se forme notamment aux percussions, au marimba, au vibraphone et à la pédagogie musicale dans les conservatoires.

Il compose des bandes sonores pour de nombreux films, comme pour Les Cerf-volants de Kaboul en 2007. La musique du film a été nommée aux Oscars. Consacré l’un des meilleurs joueurs de santour au monde, il collabore régulièrement avec Jordi Savall et son ensemble Hespèrion XXI ainsi qu’avec d’autres formations de musique ancienne.